Japon #13 :Tokyo, en long, en large, en travers... #2

7 mai 2013


Salut les p’tits lus !

Comme vous pouvez le constater, je suis sur une drôlement bonne lancée… me voilà DÉJÀ de retour pour vous raconter la suite et fin (oui… je sais… c’est affreux… sortez vos mouchoirs, ne retenez pas vos larmes plus longtemps !) de nos deux merveilleuses, incroyables, folles, éreintantes, enrichissantes et hallucinantes semaines à Tokyo !

Je ne vous cache pas que ce n’est pas sans une pointe d’émotion que je vous écris tout ça…
Car si le blog est un superbe moyen de revivre ce beau voyage et tous les temps forts qui l’ont marqué, il est aussi un peu ma façon de classer et de ranger tout ça bien derrière moi, et de constater que le Japon, c’est bel et bien fini…
Alors oui je sais, pour vous, cette donnée mathématique était bien claire et précise… mais pas pour moi ! Alors laissez-moi endeuiller mon voyage comme je le veux OK ???

Aujourd’hui, je vous emmène dans trois lieux différents : deux quartiers de la capitale (Ueno et Ginza) et une petite bourgade banlieusarde qui répond au doux nom (et pas du tout compliqué à retenir) de Nishikokubunji . Prononcez-le un peu comme vous le sentez, normalement ça devrait passer !

Vous êtes « ready to go » ?
Alors c’est parti les ouistitis !




Nous voilà repartis dans le quartier d’Ueno !
Souvenez-vous, c’était l’un des premiers sites que nous avions visité lorsque nous sommes arrivés au Japon.
Plus particulièrement, nous nous étions promenés dans le parc, naviguant entre zoo, sanctuaires et lac.
Pourtant, en plus de cette concentration de temples et de petits bijoux cachés partout, le parc Ueno rassemble une somme de musées exceptionnels dans un environnement idéal : le musée national de Tokyo, le musée de la nature et des sciences, le musée national de l’art occidental… mais aussi le musée de Shitamachi (et j’en passe…).
C’est ce dernier que nous avons visité : au sud du parc, ce délicieux petit endroit retrace de façon très intime et poétique la vie d’une rue du temps d’Edo, avec tous ses petits métiers, ses coutumes et ses arts de vivre d’alors.
Des intérieurs traditionnels sont reconstitués, et dans le jeu bien mesuré des lumières, on s’y croirait vraiment ! Des souvenirs divers sont également exposés, des cartes postales anciennes, des vieux objets, des plans, livres, affiches, dessins et belles photos… Dans ce musée, c’est donc tout un vieux quartier qui revit !
Et pendant notre visite, sans que nous le sachions, une charmante dame - celle qui nous avait accueillis - nous a confectionné de ses mains une petite boîte et une toupie en origami !
Un travail minutieux et extrêmement beau (que j’ai d’ailleurs mis très en évidence sur ma bibliothèque), mais surtout une attention tellement délicate et bienveillante envers les pauvres petits touristes que nous sommes…
Nous en étions bêtement touchés, et ces petits cadeaux n’ont fait qu’accentuer le charme de ce petit musée que je trouvais pourtant déjà follement pittoresque.

Nous quittons ensuite le parc, ses musées et ses nénuphars pour nous balader autour de la gare d’Ueno, au marché d’Ameyoko, qui est en fait l’abréviation de Ameya Yokochô, c’est-à-dire  « la rue des marchands de bonbons » !
Ce marché-rue serait d’après nos guides « l’un des plus pittoresques et colorés de Tokyo ».
C’est à la fin de la Seconde Guerre Mondiale que les habitants de la capitale, qui manquaient de presque tout, venaient faire leur marché noir. Et les fameux bonbons, marchandise très rare à l’époque, faisait l’objet de tous les trafics. Puis le marché s’est institutionnalisé et des magasins se sont ouverts sous les ponts et dans les arcades des voies de chemin de fer. En plus des fruits, légumes, algues, thés, etc, on y trouve réellement de tout, des épices les plus rares aux jeans et tee-shirts pas chers, en passant par toutes les variétés de quincaillerie imaginables ! Le marché en a gardé quelque chose d’un peu « voyou », sans qu’il en soit pour autant dangereux de s’y promener, bien-sûr… nous sommes au Japon tout de même !

Et au beau milieu de ce marché, nous nous sommes arrêtés dans un petit restaurant qui ne payait pas de mine, affamés, prêts à manger n’importe quoi, et ne sachant alors pas encore que nous allions découvrir le mets le meilleur qui existe en ce bas monde : LES BOULETTES DE POULPES !!!
Alors évidemment, dit comme ça, je vous l’accorde, ce n’est pas ce qu’il y a de plus ragoûtant ! Ok!
Mais je vous assure, croixdeboiscroixdefersijemensjevaisenenfer, c’est réellement  incontestablement, indubitablement, une véritable tuerie ! Il est probable que je tue et ne maîtrise plus mes gestes ni mes pensées si l’une de ces boulettes venait à traîner sous mon nez ! Ça  c’est dit ! Et si vous êtes de passage au Japon, par pitié, je vous en supplie, je me mets à genoux et vous implore, ne passez pas à côté des boulettes de poulpe !!!

Après cette sensationnelle pause repas, donc, nous voilà repartis dans la rue-marché d’Ameyoko, dans laquelle se trouve également nombre de salles de pachinko, sortes de billards électriques verticaux.
La tentation était trop grande, nous sommes rentrés : nous pénétrons alors dans l'antre des joueurs, insensibles au vacarme assourdissant et figés devant des vitrines, observant des heures durant la pluie des billes d'acier... 
Un peu sciée, médusée voire choquée devant tant de bruit (même en hurlant de toutes mes forces "TUUUU VIEEEEENS, OOOON SOOOOORT????", nous n'arrivions pas à nous entendre) et de gens abrutis devant leurs machines, j'ai décidé qu'on allait plutôt visiter des salles de jeux plus calmes...
Bonne visite à Ueno les cocos !




Alors en revanche, incontestablement, je ne sais pas vous mais moi, les glaces italiennes me font quand même plus d'effet et m'attirent davantage que les glaces japonaises...

Début de la visite du musée...












Ça c'est pour toi Chloé ! Je l'ai prise en pensant à toi ;)



Le marché d'Ameyoko...
Ses étals multiples et variés...



LES BOULETTES DE POUUUUUUUULPE ! Haem, pardon, je me suis un peu emportée...

Je vous ai déjà dit que j'adorais les boulettes de poulpes? Bon ok, j'arrête...

Là, si ma mémoire est bonne, je crois bien que Guillaume cherchait justement le nom précis de ces fameuses boulettes, sur son dictionnaire électronique tout neuf.

Et voilà la façon de faire... de la pâte que l'on fait cuire dans des petits moules ronds !

Dans les rues de Ueno !



Une salle de pachinko ; photo trouvée sur internet --> je crois que j'étais trop submergée par l'angoisse et la panique pour oser dégoter mon appareil et immortaliser moi-même ce fol endroit !!!
Les fameuses salles de jeux plus calmes...
... envahies par les mini-japonais ! J'ai failli en kidnapper un, ces petits sont tellement mignons ! :)


Les sceaux vendus un peu partout... C'est un peu leurs "porte-clefs Tour Eiffel" à eux si vous voulez !



Partons maintenant un court instant à Ginza, le quartier du luxe et des grands magasins, quartier cher, brillant, où l'on se rend pour faire du lèche-vitrines et admirer le look des pimpantes acheteuses. 
Les Champs-Elysées de Tokyo en somme !

Nous n'avons fait que passer ici... ce genre d'ambiance ne ressemblant pas tout à fait à ce pour quoi nous venions visiter le Japon.
Cependant, on trouve ici une sacrée tranche de vie à ne pas manquer ; on compte dans ce quartier plus de 10 000 boutiques et magasins (lève-toi de bonne heure, et Homme, tu es prié de prendre ton mal en patience, merci!).

C'est aussi une superbe balade dans l'architecture contemporaine : nombre de grandes marques ont fait appel à de prestigieux architectes pour y bâtir leur QG.
Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés plongés au beau milieu de l'immeuble Sony, au summum du raffinement high-tech !
Une présentation tout à fait dingue des produits, et un parti pris d'élégante sobriété sur plusieurs étages et demi-étages et quart-d'étages dans tous les sens, pour présenter les nouveautés les plus pointues de la marque.
C'est paraît-il, et à juste titre, l'un des sites les plus visités de Ginza ; les petits japonais viennent y tester l'ultime PlayStation, et les plus grands rêvent devant les technologies annonçant le 21ème siècle!
Malheureusement pour vous, impossible de prendre quelque photo que ce soit dans cet immeuble... évidemment ! Interdiction plus que totale !

Même si notre train de vie ne nous le permet pas, un passage à Ginza reste de toutes façons une étape obligatoire du "trip tokyoïte", ne serait-ce que pour admirer ces dernières hardiesses architecturales bien souvent à la hauteur du prestige de la marque (Chanel, Dior, Prada, Hermès et tant d'autres...).

Et puis bien-sûr, après notre passage aux Champs-Elysées japonais, j'ai lourdement insisté pour trouver le Suntory Hall ! 
Alors le Suntory Hall, c'est quoi ?
Et ben je vais t'le dire mon petit lapin : c'est l'une des plus prestigieuses salles de concert de la capitale, dans laquelle ma maman est venue chanter, il y a 23 ans et des brouettes, avec moi qui gigotait dans son ventre ! 
Eh ouais, je sais petit internaute, c'est la classe intersidérale! 
Parce que oui en fait je vous cache ça depuis le début mais moi le Japon je connaissais ça depuis toujours ! Hahaha. 
Bref : passage obligé !
Depuis le temps que j'entendais ma maman me parler de cette salle, je me devais d'y faire un petit pèlerinage voyez-vous. 
Alors bon, ça nous a valu beaucoup beaucoup de marche à pieds dans des endroits un peu bizarroïdes et reculés de la capitale ; et puis je pensais qu'on pourrait rentrer, visiter, toussa, mais non... il y avait ce jour-là un congrès de japonais en costars cravates, donc ça n'a pas été possible ! A la place, comme ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé (haem) nous avons goûté !
Bonne visite à Ginza les copains !



Ginza


La seule chose que j'ai pu photographier du Sony Building : l'aquarium du hall d'entrée... Ça vaut ce que ça vaut hein !


Passage par un jardin du quartier





Devant le Suntory Hall : à part les deux schtroumpfs au premier plan, sinon, on dirait un peu une invasion de clones non?

L'intérieur de la salle que nous n'avons pas pu visiter... Snif. 


L'heure du goûter !

Et puis vient l'heure tant attendue de notre escapade à Nishikokubunji...

Alors là les gars, je vous l'dis direct, ça va être du vite fait bien fait : il n'y avait - environ hein, je vous dis ça c'est de l'à peu près, du grosso modo quoi - absolument rien à y faire ! 
L'un de nos petits guides nous vendait du rêve (le fait qu'on ne retrouve le nom de cette ville que sur l'un de nos guides aurait dû nous mettre la puce à l'oreille, d'ailleurs) : une petite bourgade isolée, loin de l'agitation de la capitale, où il fait bon vivre et se reposer ! 
La petite campagne à quelques minutes de Tokyo ! 
Les petits ruisseaux qui coulent au milieu de la verdure japonaise ! 
Les petits oiseaux qui chantent ! 
Les fleurs et la fraîcheur ! 
Le repos, le calme, la paix de l'âme ! 
Voyez l'genre ? 
Je vous ai bien dépeint le décor là ? 
Vous avez les mêmes images que moi dans la tête c'est bon ? 

Et ben alors tombez de haut, maintenant! Parce que Nishikokubunji... ben c'est pas ça en fait!
Le petit ruisseau qui coule au milieu de la verdure, c'est juste un genre de caniveau campagnard, avec deux-trois nénuphars à l'intérieur. 
La balade tant attendue, c'est un petit chemin miteux le long des maisons, avec des moustiques qui piquent les jambes et des japonais du coin morts de rire et apparemment très très étonnés de voir des touristes devant chez eux ! 
En fait, c'est un peu comme si vous colliez deux japonais avec sac à dos, guides touristiques, pique nique et appareils photos à Trifouillis sur l'Ivette dans notre bonne vieille France : ça surprend quoi ! Et on se demande à très juste titre comment ils ont atterris là ! 
Bah voilà, pareil pour nous !

Mais alors bon, comme je suis un peu rêveuse et que j'aime bien, quand même, voir de la poésie en toute chose, j'ai tenté de m'attacher à tous les détails charmants qui passaient sous mon nez !
Et il ne faudrait pas que je sois de trop mauvaise foi tout de même : à Nishikokubunji, on a bien rigolé quand on s'est rendus compte de l'arnaque, on a fait un super pique nique au vert, au soleil et au calme, on a regardé des mini-japonais jouer tous ensemble, et j'ai encore failli en kidnapper un... bref ! 
C'était pas la sortie du siècle, mais c'était très agréable malgré tout !
Et comme je suis super sympa, je vous embarque !
Allez, sans rancune !

Le quartier résidentiel de Nishikokubunji




C'est clair non ? C'est bon vous avez saisi où on se situe?



Et voilà le RUISSEAU !!! Youhouh c'est la teuf ! Ouais, non, nous non plus on n'y a pas cru au début  :)

Alors bon, on est quand même au Japon hein, donc on croise des choses splendides comme ça, sorties de nulle part...

Sympa la baraque... ^^


Vous, j'vous mange tout crus !!!







Et voilà les amis!
C'est ici que s'achèvent (presque) nos pérégrinations tokyoïtes!
Après-demain, nous quittons la capitale, et nous partons pour Kyoto!
Déjà deux semaines passées ici, à l'autre bout du monde... c'est fou ce que le temps passe vite! 
C'est un peu comme Space Mountain à Walt Disney voyez! On fait la queue pendant des heures et des heures, et puis l'attraction en elle-même passe à une vitesse démentielle! C'est la vie mon kiki !
Les deux tiers du voyage sont désormais derrière nous... 
Nous avons déjà dans l'appareil des centaines et des centaines de photos, dans nos petites têtes des milliers et des milliers de souvenirs, et dans nos petits cœurs un attachement grandissant pour ce pays et cette culture tout simplement fascinants...

Il nous reste un jour ici, dans la région de Tokyo : nous le passerons au Mont Mitake! 
Je ne vous en dis pas plus, et vous ferai découvrir ça bien vite, dans les jours qui arrivent! 

D'ici là, portez-vous bien.
Plein de bisous dorés petits lecteurs et passagers!


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