Japon # 6 : quartier de Akihabara

4 septembre 2012

C'est parti pour une nouvelle journée à Tokyo !
Aujourd'hui, nous nous rendons dans le quartier de Akihabara (à prononcer "Akiba" lorsqu'on est un jeune tokyoïte branché! Eh ouais, y'a des choses à savoir, c'est comme ça!).





Ce quartier est connu dans le monde entier sous le nom de Electric Town ! C'est en fait LE quartier de l'électronique de Tokyo. Nous nous y sommes rendus dans un but bien précis à la base : trouver un dictionnaire électronique français-japonais pour Guillaume. Nous ne nous doutions pas que, par la même occasion, nous serions ébahis par la folie, l'énergie et la démesure de ce quartier !!!

En effet, le succès d'Akihabara tient dans le fait que ce quartier a réussi à faire cohabiter de toutes petites boutiques ultra-spécialisées aux côtés des « super-marchés » de l'électronique grand public : les petites boutiques qui se trouvent dans les ruelles étroites proposent tout un tas de pièces détachées et d'accessoires allant de la guirlande électrique au matériel de surveillance vidéo, en passant par toutes sortes de composants électroniques et autres multiprises, tandis que les grands magasins sont les rois de l'électroménager dernier cri, de la téléphonie mobile, des ordinateurs et des jeux vidéos. 
On trouve également à "Akiba" de plus en plus de magasins de mangas et d'animés, ce qui induit par la même occasion, dans la rue et devant les vitrines et devantures de presque chaque commerce, la présence de nouvelles cosplayers : les maid.
Oui mais alors les maid, c'est quoi ? 
Eh bien ce sont des jeunes filles qui portent un uniforme de soubrette, dont l'image est essentiellement basée sur la domestique française au Japon (ultra chic... haem!), et qui sont ici présentes pour happer le client et l'inciter à acheter les produits du magasin qu'elles représentent. Avec ou sans microphone/mégaphone/blablaphone, elles hurlent toutes leurs discours publicitaires - c'est d'ailleurs à celle qui le hurlera le plus fort - si bien que comme tous les magasins sont accolés les uns aux autres, les artères principales de ce quartier (entre les maid et les passants qui s'agglutinent par centaines) deviennent vite un véritable sacré foutu capharnaüm !!!
Dit comme ça, c'est vrai, ça donne plutôt envie de fuir ; et pourtant, nous aurions pu rester là des heures à observer ces scènes de rues sidérantes, ces magasins multicolores, gigantesques, répartis sur des dizaines d'étages, bourrés et bourrés d'enseignes, ainsi que ces gens qui, définitivement, ne vivent pas comme nous! 

Le seul mot qui correspond à ce quartier, nous l'avons trouvé, il ne nous a pas lâché de la matinée, et finalement, nous nous sommes rendus compte qu'il correspondait bien au Japon dans tout son ensemble : démesure !




Si vous ne l'aviez pas encore remarqué, là, nous sommes.... nous sommes.... bha nous sommes perdus !!!


Petit détail qui a son importance tout de même (pour notre défense personnelle), il n'y a pas de noms de rue à Tokyo, pour la simple et bête raison que les japonais ne pensent pas comme nous (ce serait trop simple): leur ville est divisée en quartiers, qui sont eux-mêmes divisés en districts, qui sont eux-mêmes divisés en blocs. Chaque maison formant le bloc est numérotée... et c'est tout ! La seule façon de se repérer est donc de savoir à côté de quel bâtiment/monument/restaurant se trouve sa destination ! Voilà ! Alors on arrête de se moquer maintenant ! Non mais oh ! :)


... chercher son bonheur dans les magasins de jeux vidéos ...


Un magasin - parmi tant d'autres - REMPLI de mangas et d'animés



Les fameux dictionnaires électroniques




Petit jeu concours, soyez nombreux à participer, n'hésitez pas : celui ou celle qui trouve de quel magasin il s'agit a gagné ! Donnez-nous vos suggestions par commentaires, et le gagnant remportera... notre éternelle reconnaissance ! La chance ! :p


Le célèbre porte-bonheur japonais, le maneki-neko, qui lève la patte pour attirer le client dans le commerce, et donc apporter prospérité et réussite à son propriétaire. On retrouve ainsi ces petits chats à l'entrée de beaucoup de restaurants et magasins au Japon.



Après l'achat du dictionnaire électronique, les entrées dans des dizaines de magasins, une balade dans une bonne partie du quartier, les oreilles bourdonnantes et les yeux ne sachant plus où se poser, nous décidons d'aller déjeuner un peu plus loin, un peu plus au calme, un peu à l'extérieur de cette hystérie frénétique et électronique si stupéfiante!
Et curieusement, nous n'avons pas eu à marcher des heures entières pour trouver un quartier totalement à l'opposé de celui qu'on venait de quitter. 
Quelques pas plus loin, nous voici perdus au beau milieu de petites rues verdoyantes et tranquilles. Le contraste est frappant, comme toujours dans ce pays. 
On passe d'un extrême à l'autre avec une facilité totalement déconcertante.
Petit marché en plein air, papeteries en veux-tu en voilà, enchaînement de konbinis et de petites chaînes de restaurants, cyclistes tranquilles... 
Nous avons l'impression d'avoir changé de planète!

C'est donc sans difficulté que nous trouvons de quoi nous restaurer pour un prix défiant toute concurrence : 390 yens - soit environ 4 euros - pour un énorme bol de riz recouvert de viande et de légumes émincés, qui a comblé nos estomacs affamés et régalé nos gourmandes papilles (même pas le prix d'un sandwich jambon-beurre éventuellement rassi et indigeste à certains endroits de Paris... ça sent le vécu ! ).

Puis nous repartons d'un bon pas, requinqués, vers le quartier des instruments de musique, et enfin, vers le quartier des livres... 
Superbe promenade, et superbes découvertes !






Vraisemblablement, il y a une façon de classer les instruments de musique au sein même des magasins : les guitares sont toujours au rez de chaussée, si bien que si l'on ne rentre dans aucun magasin, on pourrait croire, non pas qu'il s'agit du quartier des instruments de musique, mais du quartier des guitares ! On ne voit que ça ! Notez également la différence avec notre bien connue Rue de Rome parisienne, qui voit se différencier les luthiers, les facteurs de pianos, les magasins d'instruments à vents etc. Ici, tous les magasins possèdent de tous les instruments, mais ceux-ci sont rangés par étage!


Dans le cadre de la passion folle des japonais pour la France, voici une devanture de librairie/presse... plutôt... originale! :D


Le quartier des livres regorge de veilles boutiques comme celles-ci, au charme ancien et vintage, et nous n'avons pas l'impression de nous promener dans les rues de Tokyo, mais plutôt dans celles de Londres!!! On se demande même si ce sont les étagères qui supportent et retiennent les livres, ou bien si ce sont les livres qui supportent et retiennent la boutique...!


Bonne fin de journée !

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