L'Alcazar de Sevilla

6 février 2015



Petits pérégrins adorés,

Je vous le promets depuis longtemps sans jamais vous le mettre sous le bout du nez... mais aujourd'hui, il est bien là pour de vrai : le retour en Andalousie!

Plus particulièrement, je vous embarque aujourd'hui avec moi au somptueux, merveilleux, enivrant, subtil, renversant palais de l'Alcazar!

S'il constitue l'un des monuments les plus emblématiques de la ville, du pays et de la culture méditerranéenne toute entière, c'est - entre autres - parce qu'il témoigne, entre ses murs et ses jardins, de l'évolution historique de la ville durant tout le dernier millénaire : il réunit en effet des styles allant de l'époque arabe jusqu'au dix-neuvième siècle, en passant par le style Mudéjar du bas Moyen-Âge...
Cet ensemble d'édifices palatiaux entouré d'une muraille fut déclaré Patrimoine de l'Humanité en 1972, en même temps que la cathédrale de Séville, puis Patrimoine Mondial par l'UNESCO en 1987.

Tout ça en dit long sur la beauté infinie des lieux non?

Personnellement, la simple évocation ou prononciation de ce mot - Aaal-caaa-zaaar - m'emmène loin très loin, me transporte et me berce!

Nichée au centre de Séville, à côté du quartier de Santa Cruz, cette splendeur architecturale ne me laissera, je crois, jamais indifférente...
Je m'y étais rendue il y a maintenant 8 ans avec mes parents, alors que j'étais en classe de terminale, et j'en gardais un souvenir tout simplement exceptionnel (et je pèse mes mots)...
Y retourner une seconde fois, lors de mon premier séjour andalou en avril dernier, était une nécessité et une obligation absolue!  
Y retourner une troisième fois lors de mon deuxième séjour andalou en mai dernier - même en coup de vent après le mariage de mes cousins, pour le montrer à Guigui le pérégrin un peu comme s'il s'agissait d'une maison qui m'était chère - était cette fois-ci une évidence!

Et si parfois nous sommes déçus de revoir quelques temps plus tard un endroit qui nous avait laissé un souvenir impérissable, ces fois-ci au contraire, je n'en ai été que plus transportée!
Les fleurs épanouies étaient toujours là, partout, les petits patios étaient toujours nombreux et enchanteurs, les azujejos colorés et si merveilleusement conservés, les doux parfums de fleurs d'orangers omniprésents et étourdissants... tout y était, comme dans mes souvenirs, intact!
Flâner dans l'Alcazar, c'est comme se perdre dans un décor extraordinaire qui n'a ni lieu, ni heure. 
On y est partout et tout le temps.
C'est exaltant.

Bonne visite les amis...



Depuis l'extérieur, vue sur la muraille qui entoure l'Alcazar


Vue sur la cathédrale de Séville depuis l'entrée de l'Alcazar



Panneau d’azulejos (c’est-à-dire de carreaux de céramique) représentant un lion couronné qui a donné son nom à la porte : la porte du lion. Cet animal symbolise la royauté et fait aussi allusion aux royaumes de Castille et de Leon dont il était l’un des emblèmes. Il tient une croix dans sa patte droite, afin de nous rappeler la victoire du Christianisme sur l’Islam lors de la Reconquista. On voit aussi qu’il porte un rouleau en écharpe sur l’épaule, sur lequel on peut lire l’inscription en latin « Ad Utrumque » (que l’on peut traduire par « être prêt à tout»), devise empruntée à l’Enéide de Virgile.




















Le célèbre Patio de las doncellas ("Patio des demoiselles")











Jardins du palais.
Paons en liberté, se pavanant devant les objectifs des visiteurs...

Vue époustouflante sur la cathédrale à la sortie de l'Alcazar...









Et puis pour ne pas terminer notre visite comme ça, laissez-moi prolonger cet instant ensoleillé en vous emmenant dans les rues de Séville, jusqu'à la fin de la journée, au coucher du soleil, le long du Guadalquivir... 

Entrée de la cathédrale et de la Giralda (ancien minaret de la grande mosquée almohade, convertie en cathédrale après la reconquête catholique)


Figurines de sévillanes - Boutique de la cathédrale

Vue sur la Plaza del Triunfo depuis la Giralda




Le Guadalquivir côté Maestranza (arènes) - Vue sur Triana, le quartier gitan-flamenco-artisans-toreros de Séville


Guadalquivir côté Triana




Depuis Triana, vue sur la Torre de Oro ("La tour d'or")


Repas familial à Triana, au bord du Guadalquivir, à la tombée du jour...







J'espère, petits pérégrins, que cette escapade andalouse vous aura fait autant de bien qu'elle m'en a fait à moi. 
M'immerger dans mes pérégrinations passées et vous les livrer ici est un véritable bonheur personnel.

Et puis, ne vous inquiétez pas... quelque chose me dit qu'en mai prochain - accompagnée de mon amoureux, de deux de mes amis et de mes cousins - mon objectif, mes yeux émerveillés et mes quatre autres sens repartiront à la conquête de l'Andalousie...
En voilà une bonne nouvelle non?

Je vous embrasse et vous retrouve très vite en terre andalouse, au milieu des champs, des chevaux et des taureaux...

¡ Hasta luego !


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